Publié le 01 Août 2026
La Loi de Finances pour 2026 a introduit l'article 235 ter C du Code général des impôts, instaurant une nouvelle taxe annuelle de 20 % sur la valeur vénale de certains actifs dits « somptuaires » détenus par des sociétés. L'immobilier de jouissance est au cœur de cette réforme : sont notamment visés les logements détenus par une holding et mis à la disposition de l'associé à titre gratuit, ou loués à un loyer inférieur aux prix du marché.
Les critères d'assujettissement à la nouvelle taxe
Ce dispositif ne vise pas toutes les entreprises, mais cible les structures patrimoniales qui remplissent trois conditions cumulatives à la clôture de leur exercice :
Si une société remplit ces critères, la taxe de 20 % s'applique sur la valeur vénale brute des actifs non professionnels concernés, sans possibilité de déduire cette charge de l'impôt sur les sociétés.
Pourquoi l'intervention d'un expert immobilier est-elle déterminante ?
Face à une charge fiscale annuelle d'une telle ampleur, l'approximation des valeurs déclarées représente un risque financier majeur. Le recours à une expertise immobilière indépendante devient une étape indispensable pour sécuriser la situation fiscale de la holding à plusieurs niveaux :
Le calendrier d'application
Le dispositif entrera en vigueur pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2026, entraînant une première taxation au printemps 2027. Ce calendrier resserré impose aux dirigeants et à leurs conseils d'anticiper la réforme. Une revue stratégique des actifs, couplée à une réévaluation des valeurs vénales et locatives, doit être menée à bien avant cette échéance pour garantir la pérennité du patrimoine.